Les anges danseurs sont des «anges» qu’il vaut mieux ne pas voir. C’est le nom donné à de toutes petites étincelles qui commencent à devenir des rouleaux de fumée et qui ressemblent à des anges. Quand ils apparaissent, on a peu de temps pour partir avant qu’il y ait un «back draft», une explosion de fumée. Cela arrive quand la fumée atteint une température très élevée. Nicolas Docquières n’a pas encore vécu cela mais il préfère ne pas les voir !
«Back draft : explosion de fumée»
De 11 à 16 ans, Nicolas était jeune sapeur-pompier (JSP). Deux jours par semaine, il se rendait dans la caserne de sa ville pour s’entraîner avec des professionnels. Il a eu son brevet de cadet des jeunes sapeurs-pompiers. À l’âge de 17 ans, il est devenu « jeune volontaire ». L’année précédente, il avait passé cinq semaines de suite en formation, dans un centre comme celui de la Côte-Saint-André en Isère. “Là-bas, les formateurs enflamment un caisson et nous devons observer le feu et avancer dans le noir,” explique Nicolas.
Par contre, pour devenir sapeur-pompier professionnel, il faut passer un concours avec des tests sportifs mais aussi des tests de français ou de maths. Il faut son brevet des collèges pour passer ce concours. En fait, il y a trois sortes de pompiers : pompier volontaire, pompier professionnel et pompier dépendant de l’armée (pompier-marin à Marseille ou pompier de Paris).
«Il ne faut pas être une tête brûlée»
Nicolas est pompier à Froges et son ami Geoffrey Collin, pompier depuis huit ans, est à Meylan. Ils sont de garde toutes les quatre nuits, week-end compris. Ils ont un rythme de vie très soutenu mais apprécient que, “dans une caserne les pompiers fondent une famille, il sont tous liés par leur devoir,” selon Nicolas.
En cas d’incendie, il faut savoir gérer les différentes sortes de feux. “On peut en avoir de tout petits comme on peut en avoir de très gros, voire des explosions de fumées,” explique Geoffrey. Nicolas prévient qu’”on ne fait pas pompier pour être un héros. Il ne faut pas être une tête brûlée!” Geoffrey ajoute : “Des héros, il y en a plein les cimetières!“
Bilal et Alexandre
Site internet des pompiers de l’Isère :