Pour une formation dans la boulangerie, il faut obligatoirement avoir un CAP boulangerie, comme me l’a expliqué mon patron, Benoît Mortel, et mon frère, Abdel Meradji, qui ont eux-mêmes passé ces diplômes. Mon patron explique qu’il a suivi une formation de deux ans puis passé son BEP dans une école à Voreppe, près de Grenoble. Mon frère, quant à lui, a effectué une formation au Centre de formation pour apprentis (CFA) pour avoir son CAP.
Les horaires d’un boulanger sont très stricts et matinaux. Ainsi, mon patron, qui est propriétaire de sa boulangerie, commence sa journée à minuit, puis prépare le pain, la viennoiserie et les produits « traiteur ». Vers 13h30, il va se reposer et reprend le travail à 16h. Mon frère, qui est employé par un boulanger, commence à 4 h du matin pour finir à midi. Tous les deux m’ont précisé que pour être boulanger, il fallait “avoir la passion, autrement ça ne sert à rien. »
Dans la boulangerie de monsieur Morel, il y a sept employés, dont deux boulangers et deux pâtissiers. En revanche, mon frère est seul avec son employeur.
Habiter au-dessus de son travail, comme le fait mon patron, présente à la fois des avantages et des inconvénients. Il y a un aspect pratique car le lieu de travail est tout près, « mais on a l’impression d’être toujours au travail, » explique-t-il.
L’objectif de mon patron est de garder le plus longtemps possible son entreprise et celui d’Abdel est d’ouvrir sa propre boulangerie dans les années à venir, mais comme le dit mon employeur « pour monter sa propre entreprise, si l’on a les diplômes requis et les expériences requises, cela n’est pas très difficile avec un minimum d’apport financier.»
Ratiba