Le mot “insertion” vient du verbe “insérer” qui veut dire introduire. “Pour ces élèves de 3e Insertion, être dans cette classe va leur permettre de retrouver leur place dans le cursus scolaire, explique Catherine Gosset, professeur de Technologie au collège Fernand Léger. Cela leur permet aussi de s’insérer plus facilement, plus tard, dans la société et le monde du travail.“
Les élèves de la 3e I de Saint-Martin-d’Hères ont choisi cette formation car ils avaient des difficultés dans plusieurs matières. Certains avaient du mal à s’intégrer en 4e et d’autres voulaient entrer plus rapidement dans le monde du travail et ne pas faire de longues études.
“Je me suis lancée dans la coiffure sans savoir ce que c’était et ça m’a plu,” raconte Tiffany, 17 ans, ancienne élève de 3e I du collège Fernand Léger. Gwendoline, 19 ans, est aussi une ancienne élève du collège : “Mes parents ne voulaient pas que j’aille en 3e d’insertion parce qu’ils pensaient que j’avais le niveau pour aller plus loin. Mais moi, je n’en n’avais pas envie car les cours m’ennuyaient. Alors, je suis allée chercher mon dossier et je l’ai rempli toute seule ! “
Les élèves sont en alternance entre leurs cours au collège et leur stage en entreprise. Les 3e d’insertion ont l’avantage de pouvoir changer de stage quand ils le veulent. Ils ont le choix de l’entreprise et du métier : coiffure, pâtisserie, boulangerie, espaces verts, traiteur, vente, mécanique….
“Je compte poursuivre mes études dans la coiffure et en faire mon métier,” dit fièrement Julien, 16 ans, élève de 3e I au collège. Sébastien, lui, a voulu faire un stage au service “Espaces verts” de la ville. “Dans ce métier, nous nettoyons les places, nous taillons les arbres, les buissons et les plantes.”
Après la 3e d’insertion, certains élèves rentrent à l’Institut des métiers et des techniques. “A l’IMT, ils continuent à suivre des cours dans les matières générales et suivent des ateliers pratiques sur leur métier. Ils deviennent apprentis chez un artisan chez qui ils travaillent pendant 2-3 semaines par mois et ils reçoivent un salaire,” explique Ludovic Jollet, professeur de mathématiques des 3eI. D’autres élèvent choisissent de rester dans le cursus scolaire et entrent dans un lycée professionnel pour préparer le bac professionnel.
“Rentrer en 3e d’insertion a vraiment été une opportunité pour moi, se réjouit Cindy qui a choisi un stage de cuisine, je n’aurais pas pu rester dans le système scolaire. Maintenant, j’ai trouvé ce que je voulais faire! “
Inès et Khadidja